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L'ABBAYE
de SAINT VICTOR

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JEAN
CASSIEN, C'EST PAS DEGUN !
D'abord
parce qu' il est Scyte ensuite parce qu'il est Cassien.
Vers 18 ans, il va à Bethléem où il est
jeune moine sous le patriarcat d'Antioche;
plus tard, il vit en Egypte avec les moines du désert
sous le patriarcat d'Alexandrie,
puis on le retrouve à Constantinople et enfin à
Rome. Sachant que l'Eglise au
IVe siècle est sous la direction de quatre grands centres
religieux : Antioche,
Alexandrie, Constantinople et Rome, on n'est pas loin de deviner
que notre Janot
est sur la bonne voie qui mène droit à ... Massilia.
HALLE L'OM ! euh, pardon ... HALLELUYAH !
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Le
voilà donc à Marseille. Là, l'évêque
Proculus lui confie la charge de nombreux
moines et moniales dont, sous sa direction, le nombre va s'accroître
!
Il fonde deux établissements, pour les filles sur la
rive nord du Vieux Port et
pour les garçons sur la rive sud, c'est l'abbaye de
Saint Victor. Cassien vit à
Marseille ses vingt dernières années et laisse
deux ouvrages dont l'influence
est considérable : les " Institutions " et les " Conférences
", entretiens
avec les moines du désert.
POURQUOI
St VICTOR ? D'ABORD !
C'est
vrai, on aurait pu l'appeler l'abbaye de Saint Cassien ou l'Hôtel
du
Département, mais comme il n'y a pas de dôme à
côté, on l'a baptisé Saint Victor.
Pourquoi ? A cause du martyr et de l'ensevelissement à
Marseille en 304
( l'année, pas la voiture ), d'un personnage connu par
un récit du Ve siècle :
Victor, un soldat, est accusé de ne pas sacrifier aux
dieux de l'Empire et,
refusant d'adjurer sa foi, il est garrotté et roulé
dans toute la ville. Jeté dans
un cachot, il a une vision du Christ et convertit les soldats
qui le gardent.
Ceux-ci sont décapités et le pauvre Victor écrasé
par une meule, décapité
et ses restes jetés dans le port.
Des anges le recueillent, le transportent sur l'autre rive où
les chrétiens
l'ensevelissent dans une grotte.
L'authenticité de ce martyr est discutée; certains
y voient celui de
Saint Victor d'Alexandrie importé d'Orient par Cassien
lui même.
Aqueu Cassien ... !
VOLUSIANUS
ET FORTUNATUS.
Tant
qu'on y est, remontons le temps, encore, pour nous projeter en 250,
date à laquelle sont ensevelis dans une tombe rupestre
deux hommes
jeunes, peut être deux martyrs anonymes. Cette tombe est
recouverte au
Ve siècle par une chapelle dans le monastère établi
par Cassien, c'est la
chapelle dite de la Confession.
En 1499, une inscription est repérée dans les cryptes
de l'abbaye;
elle parle de deux martyrs morts, probablement dans le supplice
du " feu ",
leurs noms : Volusianus et Fortunatus. De là a supposer
que nos deux
sympathiques squelettes sont ceux des sus nommés Volusien
et Fortunat,
il n'y a qu'un pas ... que je ne franchirais pas, c'est un journal
sérieux et
scientifique dans lequel j'écris, fada !
A une querelle d'experts près, cette inscription serait
le premier indice
de la présence de chrétiens à Marseille.
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oaï
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