| |
La
rue Pythéas débouche sur le Vieux Port, elle porte
le nom d'un marseillais célèbre.
Moins connu, certes, que Jean Pierre Foucault ou Jean Roucas,
mais autrement
plus fréquentable.
Lui au moins, on est fier qu'il soit marseillais ...
MASSALIA,
CARTHAGE ET LES AUTRES.
Au
IVe siècle avant J.C., les Carthaginois tiennent les colonnes
d'Héraclès et coulent
tout navire qui n'est pas punique. D'autre part, les récits
qu'ils font du mystérieux
océan découragent les navigateurs. Ainsi, ils possèdent,
seuls, l'étain des îles
Cassitérides et l'ambre jaune de l'île Abalo. A
cette époque, Massalia ne reçoit l'étain
que par la route de la celtique, alors que les nefs puniques
emportent en un seul
voyage le chargement de plusieurs milliers de chevaux.
Il en va à peu près de même pour l'ambre.
C'est probablement, en partie au moins, une volonté d'expansion
économique qui contraint archontes et timouques massaliotes
à s'en remettre à Pythéas.
PYTHEAS,
C'EST PAS DEGUN !
Géographe,
astronome, mathématicien, il constate la relation entre les
marées et la
lune, invente un " gnomon " qui lui permet de calculer la latitude
de Marseille,
se doute de la sphéricité de la Terre, sais le
mouvement des étoiles et la durée
des jours ...
Les savants d'Alexandrie utilisent ses travaux alors que certains
historiens
le décrient. Ainsi, Strabon traite Pyhtéas
de menteur. Strabon, t'ié un cono !
Voyageur, explorateur, il franchit le détroit de Gibraltar,
navigue jusqu'à
Ouessant et atteint les Scilly d'où il extrait l'étain.
Plus au nord, il longe
la Grande Bretagne dont il calcule le périmètre
exact. Toujours plus loin vers le Septentrion, il poursuit jusqu'en
Islande. Enfin, il se dirige vers le pays de l'ambre,
peut être l'île d'Ebelö, en mer Baltique.
Suite
de Pythéas
- Retour sommaire VOGO - Retour
page d'accueil
|
|