30 - Métro Bougainville - La Savine

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Pourquoi une rubrique le bus du mois me direz-vous ? Parcequ'en général, on ne donne pas des numéros de bus à n'importe quel bus et les ingénieurs qui ont conçu les bus de la RTM ont eu la bonne idée de mettre, tout autour du bus, de belles vitres transparentes pour que vous, usagers, mals assis ou debout dans le bus, puissiez voir ce qui se passe hors du bus...
Et que se passe-t-il hors du bus ?
Des bus, des rues, des endroits, des coins, des gens, des monuments, des paysages, des bus, ... Ainsi, à chaque numéro, nous commenterons le trajet d'un bus. Et vous chanceux lecteurs, vous pourrez, pour la modique somme de 1 ou 2 euros (soit le prix du ticket de bus) vous payer une visite guidée de la cité phocéenne ... en BUS !!!

 

Les habitués de l'A.N.P.E. (hé ouais collègue, je sais ce que c'est) connaissent l'endroit, ils n'auront aucun mal à trouver le métro Bougainville. Les autres n'ont qu'à être chômeurs comme tout le monde ... De là, prenons le 30.

Celui-ci s'engage dans la traverse du Bachas; à observer les entrepôts de manufactures dans le style du XIXè siècle, on se prend à réver d'une époque marseillaise industrielle et industrieuse avec ses usines, ses travailleurs ... à deux pas de l'A.N.P.E. E vogo la galero ! Par les avenues R. Salengro et F. Zoccola, on traverse le village des Crottes avec notamment la place Emanuelli et son église "ND de Jerusalem" avant d'arriver vers un haut lieu de la diplomatie marseillaise : perdus dans les dépôts de la gare du Canet, les consulats du Gabon et de la Jamaïque. ARRET "RASTAMAN VIBRATION" OBLIGATOIRE ! En effet, c'est le moment ou jamais, en saluant le drapeau rouge, noir, vert de rendre hommage à Jah, au Rastafari, à Bom Marley, au reggae, à la ganga, ... sans lesquels Marseille ne serait plus ce qu'elle est. Ce n'est pas une raison pour ignorer nos cousins du Gabon. Salut au Gabon ! et tout ça dans une sympathique ambiance de préfabriqués et de mercédès.

Le pélerinage terminé, reprenons le 30, direction avenue des Aygalades, avec une belle vue sur le massif et l'émetteur de l'Etoile, àdroite. On longe la zone dite "Arnavant-Activités" où les friches semblent céder le pas à de nouvelles entreprises à orientations multiples, ce qui est plutot une bonne chose. Au loin, à gauche, on aperçoit, euh ... l'église Saint Louis (Oh, pour de bon c'est une église ?!), puis en croisant la gare de Saint Louis, toujours, on passe sous la voie ferrée qui chemine jusqu'en gare Saint Charles. Enfin, dans une odeur agréable de savon - c'est qu'il y a une savonnerie pas loin - on passe cette fois sous l'autoroute Nord, à l'entrée du village des Aygalades, dont on entrevoit le campanile.

Par le boulevard de la Fadoine, entre l'OPAC-Aygalades et le Castellas, on se rend au ... au fait, qu'est ce qu'il devient Mohamed du Castellas, celui qu'on appelait Elvis en classe de neige à Moulin-Vieux ? Si vous avez des nouvelles, contactez-nous.
Bon, on est où là ?
Ah, vouais, sur le chemin de Saint Joseph à Saint Antoine que je vous conseille de faire à pied. Il s'agit d'un sentier agréable à celui qui sait voir le vrai et le beau d'un lieu au delà du masque de laideur bitumineuse et autoroutière qui le pare d'une certaine modernité. Je n'en dirais pas plus, sinon qu'il faut penser avec un esprit neuf, c'est la finalité du bus du mois, j'espère que vous l'aurez compris.

En longeant un petit moment l'autoroute, belle échapée sur Saint Antoine et son clocher, on arrive dans une ambiance presque champêtre au village des Borels. Non sans être passés sous le viaduc, un bel ouvrage emblématique du village et familier des habitués de l'autoroute Nord. Les Borels, c'est encore, ou presque, la campagne et en s'engageant dans le chemin du Vallon des Tuves, on est pas au bout de nos surprises : Le grand véhicule nous conduit au Nirvana...

ARRET KRISHNA OBLIGATOIRE ! Les sceptiques n'ont qu'à se rendre chemin de la Pagode et là, face à un Bouddha doré de 3 mètres de haut, se répandre en humbles excuses - hommes de peu de foi - quant aux convaincus, dans leur salut à la sagesse extrême-orientale, qu'ils n'oublient pas d'inclure le bonheur de trouver à Marseille et en vente libre, toutes sortes de ginseng et autres gingembreries sans lesquels les marseillais ne seraient plus ce qu'ils sont.

Et comme les voies du Seigneur sont impénétrables au non eveillés que nous sommes, on se contentera du boulevard de la Savine, de ses pins, de ses villas dans les pins, et de la cité de la Savine. Terminus ! tout le monde descend, histoire de jouir un peu de la vue sur l'hopital nord et pourquoi pas, la chaîne de la Nerthe. Ceux qui ont de la famille à la Savine vont boire un coup, les autres prennent le chemin du retour qui est le même qu'à l'aller mais on va pas dormir ici. Une petite différence toutefois, au retour on traverse le village des Aygalades; une bonne occasion pour admirer la superbe fontaine (1869) non loin de la place de l'église. Le bas relief représente Sainte Marie-Madelaine allongée sur son rocher. Lire l'inscription, si possible, et rentrer à la maison.

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