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LEVE
TOI ET BOULEGUE !
Le nom de Lazare est cité pour la première fois dans la charte de
1040
( dont l'authenticité est discutée ... ). Elle est un témoignage
de la naissance
à Marseille de la " Légende Dorée " : vers 40
après J.C., Lazare le ressuscité
et ses deux soeurs Marie Madeleine et Marthe, Sara leur servante
noire,
Maximin, Sidoine l'aveugle guéri sont abandonnés en mer sur une
barque.
Grâce à la Providence divine, ceux-ci débarquent sur la plage des
Saintes Maries de la Mer. Les disciples se séparent. Lazare devient
l'apôtre de Marseille...
En fait, son culte ne se manifeste qu'au XIIe siècle. En 1122 on
mentionne
ses reliques, en 1190 on le présente comme évêque de Marseille.
On peut penser que face à l'importance prise par l'abbaye, le siège
de Marseille ait opposé un culte concurrent à celui de Saint Victor
:
celui de Saint Lazare. La présence dans les cryptes du tombeau de
Lazare,
évêque d'Aix et ami de l'évêque de Marseille Proculus aurait suggéré
sa
transformation en Lazare apôtre de Marseille et ami de Jésus.
UN
PEU D'HISTOIRE.
Pendant
quatre siècles, le monastère fondé par Cassien évoque
la " Porte du Paradis ", tant on attribue à
ses moines, fidèles
aux " Institutions ", la plus grande perfection.
Mais les meilleures choses
ont une fin et les Sarrasins qui passent par là dévastent le monastère
en 923.
En 977, l'évêque Honorat y installe des Bénédictins et à partir
de 1005,
les bâtiments sont relevés, une nouvelle église est construite.
C'est cette construction qui a pour effet d'ensevelir la basilique
inférieure.
Durant la première moitié du XIe siècle, les moines victorins établissent
en Provence de nombreux prieurés et dès l'abbatiat d'Isarn le renom
de Saint Victor dépasse les frontières provençales.
Elle établit des prieurés et reçoit des donations dans tout le pays
de
Langue d'Oc ( en Languedoc, dans les Pyrénées, en Catalogne )
et même à l'étranger ( à Gènes, Pise et jusqu'en Sardaigne ).
Aux XII, XIII et XIVe siècles, l'église supérieure est agrandie
mais ce sont les
importantes constructions du pape d'Avignon Urbain V qui lui donne
l'aspect de forteresse du palais des papes.
Pour achever ce bref survol, ajoutons que la Révolution qui passait
par là ruine l'abbaye dont il ne demeure plus que l'église avec
ses
catacombes. D'ailleurs, celle ci n'échappe à la destruction que
parce
qu'elle est convertie en magasin à fourrage. Enfin, elle est rendue
au culte en 1804 et restaurée en 1895.
Fin
de l'histoire : Et
Dieu créa le oaï
Début de l'histoire : Cassien c'est pas degun
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